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Opération Odyssey Lightning : Les Etats-Unis ont mené plus de 300 frappes aériennes en Libye depuis août 2016

Opération Odyssey Lightning : Les Etats-Unis ont mené plus de 300 frappes aériennes en Libye depuis août 2016

© USMC - Ce AV-8B Harrier II est lancé depuis l'USS Wasp en direction de la Libye.

© USMC - Ce AV-8B Harrier II est lancé depuis l'USS Wasp en direction de la Libye.

Alors que les Etats-Unis et ses forces armées sont fortement engagées au Moyen-Orient, au-dessus de la Syrie et de l'Irak afin de lutter contre l'organisation Etat Islamique (OEI), d'autres moyens militaires américains sont officiellement engagés, depuis début août 2016, sur un nouveau front.

En effet, le lundi 1er août 2016, le Pentagone, via son attaché de presse Peter Cook, a affirmé «qu'à la demande du gouvernement libyen d'union nationale (GNA), les forces armées des Etats-Unis ont mené des frappes aériennes de précision contre des cibles de l'ISIL [Islamic State of Iraq and Levant] à Syrte, en Libye, afin de soutenir les forces armées affiliées au Gouvernement d'Union Nationale (GNA), et qui cherchent à vaincre ISIL dans son fief principal en Libye».

Ces missions, qui ont été précédées par d'autres, notamment en février 2016 avec des F-15E Strike Eagle de Lakenheath, sont le résultat de trois opérations distinctes, débutées il y a plusieurs mois, et menées sous l'autorité militaire de l'AFRICOM (United States Africa Command).

La première opération, baptisée ODYSSEY RESOLVE, avait pour but de collecter du renseignements avec des sorties aériennes ISR (Intelligence, Surveillance and Reconnaissance), que ce soit avec des avions de combat ou des drones américains, mais peut-être aussi avec le concours des dossiers de renseignement établis par les vols de reconnaissance, entres autre, des Rafale Air de l'Armée de l'Air française et des Rafale M la Marine Nationale.

La deuxième phase, appelée JUNCTION SERPENT, a permis de définir les cibles à frapper. Enfin, la troisième et dernière, ODYSSEY LIGHTNING, se concentre sur les frappes aériennes en cours. Et c'est cette dernière qui est toujours en cours, plus de deux mois après son commencement.

En effet, et selon les communiqués de presse réguliers de l'AFRICOM, de nombreuses frappes aériennes sont effectuées quotidiennement contre des positions et des installations de l'organisation Etat Islamique qui est implantée dans la ville côtière de Syrte, dans le nord de la Libye. 

© USMC - Sur le pont de l'USS Wasp, deux AH-1W Super Cobra.

© USMC - Sur le pont de l'USS Wasp, deux AH-1W Super Cobra.

Ces frappes aériennes ont pour objectif de soutenir les forces armées du GNA qui «sont compatibles avec notre approche dans la lutte contre l'Etat Islamique, et qui travaillent avec des forces locales capables et motivés», selon le Pentagone.

Ces forces armées sont soutenues au sol par les multiples frappes aériennes planifiées (Air Interdiction) et avec l'appui aérien rapproché (Close Air Support) qui est demandé par les forces locales.

Ces missions sont effectuées par des AV-8B Harrier II et des AH-1W Super Cobra de l'US Marine Corps, depuis le navire d'assaut amphibie USS Wasp (LHD-1), qui naviguait au large des côtes du pays, en proie à la guerre civile à la suite de l'opération Unified Protector, en 2011.

A ce stade, et depuis le mois d'août 2016, les avions de combat et les hélicoptères d'attaque au sol ont effectué, au 26 octobre 2016, pas moins de 346 frappes aériennes contre les jihadistes.

Toutefois, la présence des Harrier a cessé avec le départ, le 21 octobre, de l'USS Wasp, qui a été remplacé par l'USS San Antonio, un Landing Platform Dock (LPD-17) qui ne peut embarquer que des hélicoptères.

Ce dernier embarque actuellement, dans le cadre de ces opérations, des AH-1 Super Cobra pour l'attaque au sol, ainsi que des hélicoptères de transport CH-46 Sea Knight.

L'AFRICOM assure, dans un communiqué de presse, que «depuis le lancement de cette campagne, combinée aux mouvements au sol du GNA, et avec la puissance aérienne des États-Unis, avoir infligé une pression tout au long de l'offensive contre Daesh».

Le communiqué ajoute par ailleurs que «les frappes aériennes ont considérablement réduit la capacité qu'a Daesh à utiliser des armes lourdes, des positions de combat, ainsi que le nombre d'engins explosifs improvisés montés sur des véhicules destinés à mener des attaques contre les forces du GNA».

LE PLUS

VIDEO - Activité soutenue sur le pont d'envol de l'USS Wasp dans le cadre des opérations au-dessus de la Libye.